ETUDIER LES DIVISIONS POLITIQUES DU MONDE : LES FRONTIERES
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THEME 4
Les conflits en mer de Chine | Expliquez-moi...
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Pékin accuse les États-Unis d'être responsables des tensions en mer de Chine méridionale
La Chine « écrasera » toute incursion étrangère violant sa souveraineté, notamment en mer de Chine méridionale, a affirmé, jeudi 12 septembre, un haut responsable militaire chinois en marge d'un Forum…
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Mer de Chine : les Philippines face à l’appétit chinois
Ces eaux sont revendiquées dans leur quasi-totalité par la Chine, qui multiplie manœuvres militaires et opérations d’intimidation autour d’atolls stratégiques. Face à l’expansionnisme de Pékin, Manille se rapproche de ses alliés régionaux et de Washington.
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La « ligne des neuf traits », la « ligne des dix tirets » ou la « ligne discontinue »
Entre 1949 et 2016, la revendication chinoise en mer de Chine du Sud reposait sur la ligne dite « des neuf tirets » [ ]. L’expression, utilisée par les médias chinois, les chercheurs ou les chancelleries des autres État, n’est jamais utilisée officiellement par la
Chine, qui appelle ce tracé la « ligne discontinue » [ ]. Le tracé de la ligne, lui, a été officialisée dans une Note verbale envoyée en 2009 à la Commission sur les Limites du Plateau Continental des Nations Unies. Entre 2000 (accord avec le Vietnam sur le golfe du Tonkin) et 2013, année où est apparu sur les cartes chinoises un dixième trait à l’est de Taïwan, neuf traits matérialisaient la revendication chinoise sur les cartes. Cette ligne tiretée revendique implicitement un vaste espace maritime (environ 90 % de la mer de Chine du Sud) à l’aide de neuf tirets, puis dix, sans que le sens de cette limite n’ait jamais été précisé. Le flou juridique de cette ligne a été critiqué à la fois en termes de portée (quelle est la nature de l’espace maritime englobé ?) et de légalité (sur quelles bases repose ce tracé ?)
Revendications de la Chine en mer de Chine méridionale, d'après la vision officielle des autorités chinoises
 
 
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Mer de Chine méridionale : Pékin plante son drapeau sur un îlot contesté avec les Philippines

Les garde-côtes chinois ont débarqué, courant avril 2025, sur un îlot disputé avec les Philippines en mer de Chine méridionale pour y « exercer la souveraineté » de Pékin, selon un média d'État. L'initiative pourrait tendre les relations avec Manille, dont l'armée participe actuellement à l'exercice « Balikatan » avec les États-Unis.
Les garde-côtes chinois ont « mis en place un contrôle maritime », mi-avril 2025, sur l'îlot de Tiexian, également connu sous son nom anglais Sandy Cay, a indiqué, samedi 26 avril, la télévision étatique CCTV. Ce petit îlot fait partie de l'archipel des Spratleys. Il se trouve à quelques kilomètres de l'île de Thitu, la plus grande île contrôlée par les Philippines dans l'archipel. Les garde-côtes chinois ont notamment débarqué sur Tiexian pour y « exercer la souveraineté et la juridiction » de Pékin, ainsi que pour mener une « inspection », a précisé CCTV.

Drapeau déployé

La chaîne d'État a montré des images de quatre garde-côtes posant avec un drapeau chinois déployé sur la surface blanche de l'îlot. Selon le journal britannique Financial Times, qui cite un responsable philippin anonyme, les garde-côtes chinois ont quitté les lieux après avoir déployé le drapeau. Aucun signe n'indique que la Chine occupe Tiexian de manière permanente ou y ait construit une structure.
La Chine revendique la quasi-totalité des îlots et récifs de la mer de Chine méridionale. Elle conteste la décision d'une cour d'arbitrage internationale selon laquelle ses revendications n'ont aucune base juridique. Plusieurs nations (notamment les Philippines et le Vietnam) ont des prétentions rivales sur plusieurs îles de cette vaste zone maritime et s'opposent à ce sujet.

Exercice « Balikatan » avec les États-Unis

Par ailleurs, Manille participe actuellement à d'importants exercices militaires conjoints avec les États-Unis, que Pékin juge déstabilisants pour la région. En effet, les forces armées philippines et américaines ont entamé le 21 avril trois semaines d'exercices annuels conjoints nommés « Balikatan » (« épaule contre épaule » en tagalog), destinées notamment à faire front commun contre la Chine dans la région.
Ces manœuvres militaires montrent « non seulement notre volonté de respecter notre traité de défense mutuelle en vigueur depuis 1951, mais aussi notre capacité inégalée à le faire », a déclaré le général des Marines américains James Glynn lors de la cérémonie d'ouverture de cet exercice à Manille. « Rien ne permet de tisser des liens plus rapidement que l'adversité partagée », a-t-il ajouté, sans préciser à quelle menace commune il faisait référence. De son côté, Pékin affirme que ces manœuvres « sapent la stabilité » régionale et a accusé Manille de « collusion avec des pays extérieurs à la région ».

RFI avec AFP, publié le 27 avril 2025

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Les enjeux en mer de Chine
 
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Mer de Chine : un espace géographique sous tension - Géopoliticus | Lumni
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Doit-on repenser la Convention de Montego Bay ?

Que la Chine affirme sa souveraineté sur des îles, naturelles ou artificielles (...), que la piraterie ne disparaisse pas, (...) ou que l'on s'alarme devant (...) l'ouverture de routes de navigation polaire ou de la diminution considérable des stocks de poissons, beaucoup sont convaincus d'y déceler les signes (...) de la fin de la Convention sur le droit de la mer. (...)
Il est facile de décrier une Convention mais l'on peut légitimement se demander si la plupart de ses détracteurs l'ont lue. (...) L'article 192 n'est-il pas explicite : "Les États ont l'obligation de protéger et de préserver le milieu marin" ? Peut-être pas suffisamment puisqu'on a ajouté à l'article 193 : "Les États ont le droit souverain d'exploiter leurs ressources naturelles selon leur politique en matière d'environnement et conformément à leur obligation de protéger et de préserver le milieu marin".
L'océan est en danger, (...) mais ce n'est pas en créant des aires marines protégées loin de toutes les activités humaines que l'on parviendra à le sauver. (...) Il faut résolument développer la coopération entre États. La mer ne se connaît pas de frontières et les courants marins ont vite fait de faire partager la pollution (...). La Convention de Montego Bay est-elle vraiment menacée ? Ce n'est en tout cas pas l'opinion de l'Assemblée générale des Nations unies qui a bien pris garde à ce que les résultats de la conférence sur la haute mer soient (...) conformes aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.

Philippe Dezeraud, "La Conférence de Montego Bay est-elle menacée ?", www.huffpostmaghreb.com, 11 mai 2018.
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La haute mer, un espace de convoitises

La CNUDM (Convention des Nations unies sur le droit de la mer) désigne les sols et sous-sols de la haute mer comme "patrimoine commun de l'humanité", déléguant leur gestion à l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui réglemente l'exploitation minière, la recherche scientifique et le partage des bénéfices économiques tirés de ces activités. Rien de tel n'existe pour la colonne d'eau : la CNUDM a ainsi consacré le principe de liberté de navigation, de pêche, de recherche, de pose de câbles et pipelines, de construction d'îles artificielles. (...)
L'épuisement des stocks halieutiques dans les ZEE a entraîné une augmentation de la pêche en haute mer, passée de 450 000 tonnes en 1950 à 6 millions en 2014. Cette activité, réalisée pour un tiers par la Chine, ne subsiste toutefois que grâce aux aides d’État, sans lesquelles la moitié de la pêche au large serait non rentable.
De plus, le patrimoine génétique des espèces se développant dans des écosystèmes aux conditions extrêmes de température, de luminosité et de pression suscite la convoitise de l'industrie pharmaceutique. Le géant allemand de la chimie BASF détiendrait ainsi 47 % des brevets associés à des gènes d'organismes marins. (...)
Enfin la haute mer est un lieu de passage obligatoire du transport maritime, relayant près de 90 % du commerce mondial, mais aussi des 430 câbles sous-marins qui, sur près de 800 000 km, constituent l'épine dorsale de nos communications numériques. (...)
Le G77, qui regroupe 134 pays en développement, plaide pour l'application du principe d'héritage commun de l'humanité à la colonne d'eau, identique à celui régissant les sous-sols, une position refusée par certains États côtiers, dont les États-Unis, le Canada et la Russie.

Teva Meyer, "La haute mer et ses enjeux : exploiter tout en préservant", Carto, n° 51, janvier-février 2019.
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L'appropriation des mers et des océans

La mondialisation est souvent présentée comme un grand mouvement de "privatisation", des acteurs privés s'appropriant de plus en plus de ressources, des territoires. En ce qui concerne les espaces maritimes, on a plutôt assisté à un effort constant de "nationalisation" : ce sont les États qui étendent leurs interventions sur les océans, au point d'aboutir à une "territorialisation" grandissante des mers.

Depuis 1945, la réflexion sur la mer a été affectée par les nouvelles possibilités d'exploration, d'exploitation et d'intervention de la puissance publique sur et sous les mers, car désormais, l'océan n'est plus seulement un espace de circulation, mais aussi un gisement de richesses exploitables. Deux préoccupations se sont combinées pour faire évoluer le droit maritime :
- celle des États industrialisés qui souhaitaient limiter les revendications pour maintenir le principe de liberté de navigation en haute mer et laisser ouvert l'accès aux ressources découvertes ou à découvrir, qu'ils sont a priori les mieux placés pour exploiter ;
- celle des pays en développement, dépourvus de techniques et de capitaux nécessaires à l'exploitation des ressources marines et sous-marines, soucieux de résister à un pillage programmé de leurs réserves.

Ces deux positions parvinrent à un compromis grâce à deux conférences organisées par l'ONU : celle de Genèves en 1958 créa les catégories de mer territoriale et de plateau continental, et celle de Montego Bay en 1982 y ajouta celle de ZEE.

D'après P. Royer, Géopolitique des mers et océans, éd. PUF, 2014.
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La délimitation des mers selon le droit international
 
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La Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) : délimitations et contestations
 
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