ETUDIER LES DIVISIONS POLITIQUES DU MONDE : LES FRONTIERES
HGGSP
THEME 4
 
Posted by ngd
La guerre de Corée
Le 25 juin 1950, vers 4h du matin, les troupes communistes nord-coréennes envahissent la Corée du Sud. L’attaque est fulgurante et la petite...
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Posted by yannmorel
La convention d'armistice de 1953

Il est convenu qu'une ligne de démarcation militaire sera fixée et que les forces des deux parties se replieront à deux kilomètres de cette ligne, afin de créer une zone démilitarisée entre les forces adverses. Il est également convenu qu'une zone démilitarisée sera créée pour servir de zone tampon et empêcher tous incidents qui pourraient amener la reprise des hostilités. (...)
La ligne de démarcation militaire sera clairement signalisée suivant les indications de la Commission d'armistice militaire qui sera créée comme il est prévu ci-après. Les commandants des forces de chaque partie feront placer des signaux appropriés tout le long de la ligne séparant la zone démilitarisée et leurs zones respectives. (...)
Aucune personne, militaire ou civile, ne pourra pénétrer dans la zone démilitarisée, à l'exception des personnes responsables de l'administration civile et de l'organisation des secours et des personnes expressément autorisées à y pénétrer par la Commission d'armistice militaire.

Texte signé à Panmunjeom entre les représentants des forces de l'ONU, de la Corée du Nord et de la Chine communiste.
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La frontière au niveau de la JSA (Joint Security Area)
 
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La frontière le long de la mer
Photographie de Laurent Davier pour LeDauphiné.com, 7 février 2018.
 
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Hauts-parleurs diffusant des chants patriotiques au-delà de la ligne de démracation
Photographie de Laurent Davier pour LeDauphiné.com, 7 février 2018.
 
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La ligne de démarcation (Military Demarcation Line, MDL)
Photographie prise en 2017, Manuel HGGSP 1ère, Magnard, 2019, p. 159.
 
Posted by yannmorel
La DMZ coréenne, une frontière paradoxale

Le drame de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées est connu. Il se noue aux débuts de la guerre froide, en août 1945, lorsque les États-Unis et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) décident de se partager la péninsule coréenne et choisissent le 38e parallèle comme ligne de démarcation. Cette division qui ne satisfait personne débouche sur la guerre de Corée (1950-1953), épouvantable massacre qui fait près de trois millions de morts et ne règle rien. Faute de mieux, à l'armistice de Panmunjeom (27 juillet 1953), on en revient au statu quo ante.
Soixante ans après, rien n'a changé : il y a toujours deux Corées qui, techniquement, sont encore en guerre puisqu'elles n'ont pas signé de paix. Et pour souligner que s'il n'y a qu'une seule population, une seule culture et une seule langue coréennes, il y a bien deux États antagonistes, la République de Corée (au sud) et la République populaire démocratique de Corée (au nord) sont séparées par un cordon sanitaire hermétiquement clos de 238 kilomètres sur 4, qu'on appelle la DMZ (demilitarized zone).
Ironiquement, cette zone démilitarisée est une des zones les plus militarisées au monde. Truffée de postes militaires, de miradors et de batteries de canon, elle est gardée par plus d'un million d'hommes et serait intégralement minée. Loin d'apaiser les tensions, elle a surtout servi à les attiser. Depuis 1953, il ne s'est pas passé une seule année sans incident : échauffourée entre soldats, échanges de coups de feu, creusement de tunnels d'invasion ou passages clandestins.
Il y a pourtant un paradoxe DMZ. Malgré son absurdité tragique, n'a-t-elle pas finalement servi d'abcès de fixation ? En cristallisant, voire en ritualisant le conflit Nord-Sud sur quelques kilomètres, elle a empêché que les deux Corées ne repartent en guerre sur d'autres terrains. C'est même quand il n'y a pas de DMZ que le bât blesse. En mer Jaune, où les eaux territoriales sont mal délimitées, pêcheurs du Sud et marins du Nord se livrent désormais à une "guerre du crabe" qui, en novembre 2010, a bien failli dégénérer en guerre ouverte, lorsque Pyongyang a bombardé l'île sudiste de Yeonpyeong.
Mieux encore, c'est grâce à la DMZ que les deux sœurs ennemies restent en contact. Adossé à la section ouest, le parc industriel de Kaesong, inauguré en 2005, permet chaque jour à près de 50 000 Coréens, du Nord et du Sud, de travailler ensemble. Établi sur sa section est, le circuit touristique des monts Kumgang a d'ores et déjà attiré un million de touristes du Sud vers le Nord. Sur la DMZ elle-même, le dialogue n'a jamais été interrompu. Il est souvent confraternel, et parfois davantage comme l'a relaté Joint Security Area, un très beau film de Park Chan-wook (2000), où des soldats des deux camps finissent par nouer de véritables liens d'amitié.
Et demain, pour cette péninsule ultra-industrialisée qui se découvre l'âme écologique, la DMZ représente un atout extraordinaire. Préservée de toute intervention humaine depuis un demi-siècle, elle est devenue un poumon vert doublée d'un sanctuaire pour les oiseaux migrateurs. Les environnementalistes s'enthousiasment, l'Unesco envisage un classement et, comme de juste, Yann Arthus-Bertrand vient d'organiser une exposition à Séoul (mars 2012) sur la "DMZ vue du ciel".

Pascal Dayez-Burgeon (CNRS), revue Hermès, n° 63, 2012.
Posted by yannmorel
La zone industrielle de Kaesong en Corée du Nord vue depuis la zone démilitarisée
Exploité en commun par Séoul et Pyongyang entre 2004 et en 2016, le site est en sommeil. Les entrepreneurs sud-coréens du complexe espèrent y retourner à la faveur du réchauffement entre les deux voisins.

Le Monde, 9 juin 2018.
 
Posted by yannmorel
Un espace d'échanges politiques
Rencontre entre le président sud-coréen Moon Jae-in et le leader nord-coréen Kim Jong-un à Panmunjeom, au niveau de la JSA (Joint Security Area), en avril 2018.
 
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Deux Corées
 
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Les deux Corées
Occupée par le Japon depuis 1895, la Corée est libérée en 1945 par les troupes américaines et soviétiques qui se rejoignent...
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Posted by yannmorel
Gérer la zone démilitarisée (DMZ)
Source : Manuel HGGSP 1ère, Hatier, 2019, p. 153.
 
Posted by yannmorel
Donald Trump a quitté Hanoï les mains vides jeudi 28 février. Le président des États-Unis avait espéré entretenir et conforter la dynamique lancée il y a 8 mois à Singapour lors de sa première rencontre avec Kim Jong-un. Cet espoir a été cruellement déçu (…). Il avait pris tout le monde de court en décidant de rencontrer Kim Jong-un, il y a un an, pour couronner un processus de désescalade après des mois d'une tension alimentée par la multiplication des excès nucléaires et balistiques nord-coréens et par la rhétorique agressive du président des États-Unis (…).

« C’était à propos des sanctions », a dit le président américain. « En gros, ils voulaient que les sanctions soient entièrement levées, et nous ne pouvions pas le faire. Ils étaient disposés à désigner [pour démantèlement] une grande partie des zones [sites nucléaires] que nous voulions, mais nous ne pouvions pas abandonner toutes les sanctions pour cela » (…).

La rencontre de Hanoï avait suscité des espoirs de la poursuite d'une détente entre la Corée du Nord et les États-Unis et aussi beaucoup d'appréhension, sinon de critiques de la part de ceux qui craignaient que Donald Trump fasse trop de concessions à Kim Jong-un dans le seul souci de mettre à son actif un succès diplomatique (…). Un accord bâclé aurait fait des victimes : il aurait affaibli un peu plus le Traité de non-prolifération nucléaire, un risque majeur pour les alliés des États-Unis partisans des accords multilatéraux de contrôle, et il aurait mis en porte-à-faux ceux qui prônent la fermeté vis-à-vis de Pyongyang. C'est le cas du Japon vers le cas sont pointés les missiles nord-coréens de moyenne portée, mais aussi des Européens.

Gilles Paris et Philippe Pont, « Face à Kim Jong-un, la diplomatie de Trump en échec », Le Monde, 28 février 2019