L'expression "pays les moins avancés" (PMA) désigne un groupe d'États confrontés à des défis de développement particulièrement aigus. Ces pays, identifiés par l'Organisation des Nations Unies (ONU), nécessitent un soutien international spécifique pour surmonter la pauvreté et les vulnérabilités qui entravent leur progrès économique et social. Cet article explore la définition des PMA, les critères utilisés pour leur identification, les défis auxquels ils sont confrontés, et les efforts déployés par la communauté internationale, notamment la Banque Mondiale, pour les aider à atteindre un développement durable.
L'expression "pays les moins avancés" (PMA) a été forgée en 1971 par le Conseil Économique et Social de l’ONU (CESNU, ECOSOC en anglais). Les PMA sont définis comme les États les plus pauvres et les plus vulnérables de la communauté internationale face aux aléas économiques, environnementaux, humains et épidémiques. L'ONU les identifie en fonction de trois critères cumulatifs :
Une liste des PMA est établie en fonction de ces critères par le comité des politiques de développement, un groupe d'experts indépendant rattaché aux Nations Unies. Cette liste est revue tous les trois ans pour tenir compte des changements dans la situation économique et sociale des pays.
En 1971, la liste des PMA comptait 25 pays. Depuis, ce nombre est passé à 49. En 2024, la liste des PMA comprenait :
Il est important de noter que l'inscription sur la liste proposée par l'ONU est soumise à l'approbation des gouvernements. Cela peut expliquer pourquoi certains pays, tels que le Zimbabwe, la Bolivie ou la Corée du Nord, n'en font pas partie.
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Huit pays ont réussi à s'extraire de cette catégorie : le Botswana (1994), le Cap-Vert (2007), les Maldives (2011), les Samoa (2014), la Guinée Équatoriale (2017), le Vanuatu (2020), le Bhoutan (2023) et São Tomé-et-Principe (2024). Le Soudan du Sud l’a intégrée en 2011. Plusieurs pays en attente de sortie sont finalement prolongés, notamment en raison de la pandémie de covid-19. Parmi eux, l'Angola, le Bangladesh, le Laos, le Népal et les Îles Salomon.
Les PMA sont confrontés à une multitude de défis qui entravent leur développement. Ces défis incluent :
Le secteur informel en Afrique
L'économie informelle représente encore en Afrique jusqu'à 50% du PIB de certains pays. Ces activités menées en dehors de toute réglementation sont souvent le seul moyen de subsistance de la population. Un sujet délicat, tant les équilibres sont précaires sur le continent. Les rues des métropoles africaines en témoignent mieux que les études les plus savantes, l'économie informelle est omniprésente en Afrique. Coiffeurs de rue, vendeurs de téléphone, marchands de fruits, moto taxi… toutes ces activités sont en effet souvent menées en dehors de toute réglementation. Cette absence de règles (enregistrement des commerces, enregistrement des salariés, taxes, impôts, cotisations sociales) est ce qui caractérise l'économie informelle. Contrairement à l'économie souterraine qui concerne des activités illégales, l’économie informelle regroupe toutes les activités légales menées en dehors de toute réglementation (…). Mais cette économie informelle a un prix. Sans structuration de l'économie, les États ne peuvent engager les grandes réformes dont l'Afrique a besoin : développement de l'éducation et de la formation, développement des infrastructures (électricité, routes, transports), développement des services sociaux de santé.
Afrique économie, août 2017