Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation
THEME 1 :
L'INEGALE INTEGRATION DES TERRITOIRES DANS LA MONDIALISATION
Question obligatoire :
Des dynamiques territoriales contrastées au sein de la mondialisation
Les Emirats arabes unis : déserts, mers et hydrocarbures
Source : L. Carroué, Atlas de la mondialisation, 2025
 
 

La malédiction du pétrole

L’économie congolaise repose à plus de 70% sur les hydrocarbures, qui représentent près de 90% des recettes d’exportation. Cette hyperdépendance a rendu le pays particulièrement vulnérable au choc pétrolier de 2013-2016, qui a provoqué une forte chute des revenus d’exportation, des déficits publics abyssaux et une spirale d’endettement dont le pays ne s’est pas encore remis. Au 31 décembre 2024, la dette publique congolaise s’élevait à 8 530,90 milliards de FCFA, soit 94,74% du PIB, un niveau classé en situation de surendettement par le FMI, même si l’institution juge la dette viable à long terme.

Des analystes économiques congolais pointent une cause structurelle souvent occultée. Les recettes tirées de la vente du pétrole de l’État par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) ne seraient pas systématiquement rapatriées au Trésor public dans les délais légaux de huit jours prévus par les conventions, mais prendraient selon eux « les chemins tortueux des paradis fiscaux » via des préfinancements accordés par des négociants internationaux tels que Glencore, Trafigura, Gunvor ou Mercuria. Ce non-rapatriement a contribué à assécher les réserves de change de la CEMAC, compromettant la convertibilité du franc CFA dans la zone.

La dernière mission du FMI au Congo-Brazzaville a relevé des faiblesses graves dans la gouvernance des finances publiques et une corruption « qui ne cesse de gagner du terrain dans tous les secteurs enquêtés ». En pratique, ces défaillances se traduisent par l’incapacité récurrente de l’État à honorer le paiement des salaires des fonctionnaires, des pensions de retraite et des bourses d’étudiants. La sixième revue du programme FEC de janvier 2022 a également constaté que le pays n’avait pas respecté ses critères de performance concernant l’accumulation de nouveaux arriérés extérieurs et la contraction de nouvelles dettes non concessionnelles.

Des emprunts opaques

En moins de dix ans, le Congo est passé du statut de créancier régional, accordant des prêts de plusieurs dizaines de milliards à des pays frères dans les années 2010, à celui de pays en défaut de paiement répété. Cette chute résulte en partie de l’explosion d’emprunts contractés sans approbation parlementaire et souvent garantis par des ressources naturelles, une pratique que le FMI a expressément exigé d’abandonner comme condition de ses programmes successifs depuis 2019.

La disparition du Fonds des générations futures, créé pour lisser les recettes pétrolières sur le long terme, illustre l’incapacité des institutions à isoler l’épargne publique des besoins budgétaires de court terme.

 
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Bolivie : l'exploitation du Lithium pourrait provoquer l'assèchement d'une région
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L'inégale intégration de la Bolivie dans la mondialisation
 

La Bolivie : une économie dynamique, mais fragile

Le pays détient les deuxièmes réserves de gaz et du sous-continent (…) et dispose d'entre 25 et 40% des réserves mondiales identifiées de lithium ainsi que d'importantes ressources minières (fer, cuivre, étain) et agricoles.

Malgré un territoire enclavé, l'économie bolivienne a connu lors de la dernière décennie une forte croissance (autour de 4% depuis 2016), soutenue par une demande intérieure dynamique et des dépenses publiques élevées (…). Le PIB global a doublé en 10 ans, tandis que la politique de redistribution sociale (…) a permis de réduire le taux de pauvreté de 60% en 2005 à 36% en 2021. En dépit des de ces indicateurs favorables (…), la Bolivie demeure l'un des pays les plus pauvres de la région : en 2023, Son PIB, estimé à 46,4 milliards de dollars, se classe au 9ème rang des 12 pays d'Amérique du Sud tandis que la Bolivie est le dernier pays de la région en termes de PIB par habitant (3 600$ en 2022).

L'économie bolivienne souffre (…) d’un manque de diversification, ce qui la rend très dépendante (…) des hydrocarbures et du secteur public. L'économie informelle (1) reste forte, représentant environ 60% de l'activité économique et entre 60 et 80% de l'emploi.

« Présentation de la Bolivie », France diplomatie, 09 août 2024

(1) Activité économique réalisée sans regard au contrôle de l'Etat

Source : L. Carroué, Atlas de la mondialisation, 2025
 
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