Exposition 5 :
La multiplication des foyers et des formes de tensions au XXIème siècle
THEME 3 :
LA GOUVERNANCE MONDIALE DANS UN MONDE MULTIPOLAIRE

Chapitre 7 :
Nouveaux rapports de puissance et enjeux mondiaux
Cette carte, publiée par Statista, représente l’impact du terrorisme dans le monde en 2026 selon le Global Guardian Terror Index 2026. Remarques importantes :- Cette carte mesure l’impactdu terrorisme (nombre d’attentats, victimes, blessés, otages, gravité des attaques), pas seulement le risque futur.
Elle inclut tous les types de terrorisme: islamiste, séparatiste, d’extrême droite, d’extrême gauche, narcoterrorisme, etc.- L’Europe et l’Amérique du Nord apparaissent en jaune/ orange, ce qui signifie un impact modéré à moyen: il y a des attentats, mais leur fréquence et leur létalité restent très inférieures aux zones en rouge/marron.
Les pays en vert sont ceux où le terrorisme est presque inexistant ou extrêmement rare.En résumé : en 2026, selon ce classement, le terrorisme reste massivement concentré en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Asie du Sud/Sud-Est, tandis que l’Occident, l in globaux, reste relativement peu affecté en comparaison.
 
Histoire du terrorime

L’essor du terrorisme globalisé dans les années 1970 correspond à une époque où les groupes terroristes commencent à coopérer internationalement et à profiter d’une couverture médiatique accrue pour atteindre des cibles à l’échelle mondiale. À cette époque, l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) sous Yasser Arafat, voyant l’abandon de la Palestine par l’Égypte, se tourne vers le terrorisme comme outil politique pour attirer l’attention internationale, notamment avec la prise d’otages des Jeux olympiques de Munich en 1972 par Septembre Noir. Ce phénomène de coopération transnationale devient de plus en plus courant avec la création de liens entre l’OLP et d’autres mouvements tels que l’Armée rouge japonaise, comme le montre le détournement d’un avion japonais en 1972. Ce type de terrorisme globalisé se complexifie et devient un moyen d’action de choix pour les groupes qui manquent de ressources, mais qui cherchent à obtenir une visibilité internationale et un impact psychologique significatif.

À la fin des années 1990, le terrorisme devient une stratégie asymétrique contre les grandes puissances, culminant avec les attaques du 11 septembre 2001 par Al-Qaïda, qui frappe les États-Unis en plein cœur et fait plus de 2 900 victimes. Cet événement change la nature de la menace, puisque le terrorisme n’est plus seulement un problème régional mais une véritable menace mondiale qui mobilise des moyens logistiques et financiers importants. À travers des attentats spectaculaires, ces groupes exploitent l’impact médiatique pour promouvoir leur cause et cherchent à s’inscrire dans une lutte qui transcende les frontières nationales. Le terrorisme devient ainsi un moyen de guerre médiatique, visant autant à frapper des cibles que les esprits, comme l’illustre le commentaire d’Al-Zawahiri, successeur de Ben Laden, qui qualifie le “djihad médiatique” de moitié de la bataille.


Géopolitique du terrorisme

Sur le plan géopolitique, le terrorisme contemporain est alimenté par une combinaison d’idéologies radicales, de conflits religieux et de stratégies politiques visant à atteindre des objectifs spécifiques par la violence. Les motivations de groupes comme Al-Qaïda ou l’État Islamique (ISIS) reposent sur une interprétation extrémiste de la religion, où la violence est perçue comme un moyen légitime d’atteindre un but spirituel et politique, tel que l’établissement d’un califat pour ISIS. L’idéologie joue un rôle crucial, justifiant une violence sans limite contre ceux considérés comme “apostats”.

La montée de groupes terroristes à fort engagement religieux est un phénomène accru par la sécularisation, qui affaiblit les institutions religieuses traditionnelles et favorise l’adhésion à des mouvements sectaires à fort impact psychologique. Dans les régions comme le Moyen-Orient, l’Afrique de l’Ouest et le Caucase, des organisations comme Boko Haram, AQMI et les Talibans adaptent leur stratégie en fonction des dynamiques locales, se finançant par des moyens variés, y compris le trafic de drogue, le racket et la contrebande. La lutte contre ces menaces exige des réponses coordonnées entre États, d’où la multiplication des agences antiterroristes depuis le début des années 2000, notamment avec la création de Homeland Security aux États-Unis et des institutions européennes comme Europol. Cependant, malgré ces efforts, la lutte contre le terrorisme reste complexe en raison de sa nature décentralisée et de son évolution rapide. Le terrorisme continue à défier les réponses conventionnelles des États, posant la question de la gestion de la sécurité dans un monde de plus en plus globalisé où la coopération internationale reste cruciale pour endiguer la violence et protéger les populations.

Géopolitique du terrorisme | Géopoliticus | Lumni
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Le monde en guerre en 2024
 
Le terrorisme islamiste dans le monde depuis 1979 - Cartolycée
Le thème 2 du programme de terminale spécialité « Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de résolution » fixe, sur l'axe 1, (…)
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Attentat en Australie : les cartes de Daech | L'Essentiel du Dessous des Cartes | ARTE
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11/09/2001 : 20 ans de guerre(s) contre le terrorisme - Le dessous des cartes | ARTE
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Les limites de la guerre contre le terrorisme
« Cinq ans de guerre contre le terrorisme », dessin de Chappatte, Le Temps, 11 septembre 2006.
Malgré deux interventions militaires en Afghanistan (2001) et en Irak (2003), les États-Unis ne sont pas parvenus à remporter de victoire décisive contre Al-Qaïda avant l'élimination de Ben Laden en mai 2011 au Pakistan.
 
Le terrorisme islamiste, une menace mondiale
En réaction à des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015, le président français François Hollande prononce un discours devant le Congrès (députés et sénateurs) réuni à Versailles.
La France est en guerre. Les actes commis vendredi soir à Paris et près du Stade de France, sont des actes de guerre. Ils ont fait au moins 129 morts et de nombreux blessés. Ils constituent une agression contre notre pays, contre ses valeurs, contre sa jeunesse, contre son mode de vie. Ils sont le fait d'une armée djihadiste, le groupe Daech qui nous combat parce que la France est un pays de liberté, parce que nous sommes la patrie des droits de l'homme (...). Depuis le début de l'année, l'armée terroriste de Daech a notamment frappé à Paris, au Danemark, en Tunisie, en Egypte, au Liban, au Koweït, en Arabie Saoudite, en Turquie, en Libye. Elle massacre chaque jour et opprime des populations. C'est la raison pour laquelle la nécessité de détruire Daech constitue un sujet qui concerne toute la communauté internationale. J'ai donc demandé au Conseil de sécurité [de l'Onu] de se réunir dans les meilleurs délais pour adopter une résolution marquant cette volonté commune de lutter contre le terrorisme (...). Il ne s'agit donc pas de contenir, mais de détruire cette organisation à la fois pour sauver des populations, celles de Syrie, celles d'Irak mais je pourrais ajouter celles du Liban, de Jordanie, de Turquie, tous les pays voisins. C'est aussi de nous protéger, pour éviter que ne viennent sur notre territoire comme ce fut le cas vendredi des combattants étrangers pour mener des actes terroristes.
Discours de François Hollande devant le Congrès, 16 novembre 2015
Attentat terroriste au Pakistan contre une mosquée (2023)
Un soldat et des sauveteurs observent les décombres d'une mosquée détruite par une explosion terroriste, à Peshawar, au Pakistan, le 31 janvier 2023.
 
Les formes du terrorisme contemporain
 
Les attentats du dimanche de Pâques au Sri Lanka (2019)
Ishara S. Kodikara, Pâques sanglantes au Sri Lanka, 2019