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La France : une attractivité renforcée et résiliente en 2025

La France continue de briller sur la scène mondiale en matière d’attractivité. Selon les résultats de la 12e édition de l’Indice d’Attractivité du Territoire (IAT 2025), mené par la commission Attractivité des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCE).

Notre pays maintient une position de leader malgré un environnement économique mondial parfois complexe. Cette étude, menée en janvier 2025 auprès de 2065 CCE répartis dans 150 pays, confirme l’attrait grandissant de la France pour les investisseurs internationaux.

La France : un leader européen des investissements directs étrangers

Depuis plusieurs années, la France s’impose comme un terreau fertile pour les investissements directs étrangers (IDE). L’IAT 2025 met en avant l’impact positif des réformes économiques récentes qui ont renforcé sa compétitivité. Grâce à des initiatives telles qu’une fiscalité plus attractive, un soutien vigoureux à l’innovation et des réformes structurelles ambitieuses, la France est restée la première destination européenne pour les IDE depuis 2019.

Les CCE saluent la solidité des atouts du pays : une main-d’œuvre hautement qualifiée, des infrastructures de classe mondiale et un environnement propice à la croissance et à l’innovation. Ces éléments font de la France un pôle d’attractivité incontournable dans des secteurs d’avenir tels que l’intelligence artificielle, l’énergie et la décarbonation, où la France occupe une place de choix.

Des points forts, unanimement reconnus

Les résultats de l’enquête soulignent des aspects particulièrement appréciés de la France. 96% des CCE saluent la qualité des infrastructures, et 86% se félicitent du soutien exceptionnel apporté à l’innovation. La protection de la propriété industrielle et la sécurité juridique sont également mises en avant par 97% et 88% des répondants, respectivement. De plus, la France est perçue comme un lieu où il fait bon vivre : 97% des CCE soulignent la richesse culturelle et la qualité de vie, et 85% font l’éloge de l’accès facile à l’éducation pour les enfants.

L’excellence des compétences et de la formation de la main-d’œuvre est un autre point fort de l’attractivité française, avec 91% des répondants la jugeant de haute qualité. Ces avantages compétitifs confèrent à la France un potentiel exceptionnel pour attirer les talents et les investisseurs étrangers.

Des défis qui offrent des opportunités de progrès

Malgré ces atouts, l’IAT 2025 relève quelques domaines où des améliorations peuvent être envisagées. Certains CCE mentionnent la complexité des procédures administratives et la stabilité fiscale comme des axes sur lesquels des efforts pourraient être réalisés. Toutefois, ces défis n’entament en rien la perception globale positive de la France, et les CCE sont confiants que des réformes supplémentaires permettront de consolider encore davantage son attractivité.

L’indice souligne que la France continue d’évoluer dans une direction favorable, soutenue par une volonté constante de renforcer sa compétitivité et de créer un environnement encore plus dynamique pour les entreprises.

La France, une destination privilégiée pour les investisseurs mondiaux

L’IAT 2025 met en lumière un aspect particulièrement positif : la majorité des entreprises représentées par les CCE maintiennent leur engagement en France.

Seuls 3 % des répondants ont annulé des projets d’investissement en 2024 et 2025, principalement en raison de facteurs conjoncturels, et non d’une perte de confiance dans le pays.

De plus, les investissements futurs devraient se concentrer sur des projets commerciaux (45%) plutôt qu’industriels (24%), ce qui reflète un climat de confiance durable.

Les CCE sont également optimistes quant à la capacité de la France à attirer des sièges sociaux européens (57%) et plus particulièrement, des centres de recherche et développement, où la France se distingue par son excellence (79% des CCE y croient fortement).

Une concurrence européenne dynamique : L’Espagne et l’Italie gagnent du terrain

L’enquête révèle également que l’Espagne et l’Italie, qui enregistrent des scores d’attractivité en forte hausse, constituent des concurrents émergents. L’Espagne, en particulier, se distingue par une qualité de vie élevée, des infrastructures modernes et un environnement économique en plein essor.

Cependant, la France conserve des avantages majeurs, notamment une stabilité politique et des politiques énergétiques de décarbonation qui continuent d’attirer les investisseurs.

source : www.cnccef.org

Sur le territoire métropolitain, les points d'appui de la puissance économique sont nombreux : outre Paris, 4e ville mondiale, les métropoles sont des relais privilégiés de la mondialisation économique. L'attractivité et le rayonnement s'expliquent également par la qualité des transports qui desservent efficacement le territoire et le connectent à l'Europe et au monde : autoroutes et LGV polarisées par Paris, infrastructures aéroportuaires et portuaires. Si Roissy est le 2e aéroport européen, ceux d'Orly, de Lyon ou de Nice jouent également un rôle important. Malgré la concurrence des ports européens, ceux de Dunkerque mais surtout du Havre et de Marseille sont primordiaux pour intégrer la France dans les échanges mondiaux. Les régions contribuent inégalement au commerce extérieur de la France : l'Île-de-France est dominante, suivie par des régions très intégrées comme AURA, ou un peu moins intégrées comme PACA. Même les régions au volume d'échanges plus faible comme la Bretagne restent très ouvertes sur le monde. Les interfaces terrestres ou maritimes sont donc nombreuses.
Avec sa très bonne connexion au monde et la notoriété internationale de son patrimoine, la France est très attractive pour les touristes du monde entier. Le tourisme balnéaire se situe principalement sur les côtes méditerranéennes (Côte d'Azur, côte languedocienne, Corse), mais le Pays basque et les Landes, les côtes du sud de la Bretagne et des Pays de la Loire sont aussi très fréquentées, tout comme les plages normandes (« plages du débarquement »…). La fréquentation touristique de la montagne est aussi bien estivale (Alpes du Nord, Pyrénées, Massif central, montagnes corses…) qu'hivernale : les grandes stations des Pyrénées centrales et surtout des Alpes savoyardes font de la France le premier domaine skiable au monde. Le tourisme culturel attire des visiteurs étrangers dans les grandes villes (Paris est la 1re destination touristique mondiale), mais aussi sur des sites ponctuels comme le Mont-Saint-Michel, la cité médiévale de Carcassonne, les châteaux de la Loire, les sites préhistoriques de Dordogne ou encore les parcs d'attractions du Puy-du-Fou en Vendée, du Futuroscope à Poitiers et de Disneyland Paris en banlieue parisienne…
La puissance militaire de la France s'appuie sur des espaces stratégiques situés notamment en métropole. Les bases aériennes sont réparties sur l'ensemble du territoire, comme à Saint-Dizier ou à Toul dans le Grand Est, à Mérignac en Nouvelle-Aquitaine, à Villacoublay à proximité de Paris, ou à Istres (PACA)… Les bases navales sont situées sur trois espaces maritimes : la Manche avec Cherbourg, l'Atlantique avec Brest, la Méditerranée avec Toulon. Ces points d'appui militaires procurent une capacité d'action rapide en cas de crise et peuvent se déployer à l'échelle mondiale, avec le renfort de bases ultramarines.
Belin, 2020.
La 1re place européenne pour les IDE industriels (nombre de projets)
« La France conserve la première place européenne pour l'implantation de sites de production d'entreprises à capitaux étrangers […]. On recense 339 investissements directs étrangers (IDE) en 2018, en augmentation de 5 % par rapport à 2017. […] La France bénéficie d'un “effet Brexit”, le nombre d'investissements directs au Royaume-Uni ayant baissé de 35 % entre 2017 et 2018. […] La qualité et l'abondance des infrastructures de transport, le bas coût de l'énergie (inférieur à la moyenne de l'Union européenne) sont aussi mis en avant comme atouts du pays.
Ces investissements bénéficient, plus qu'à l'Île-de-France, aux régions : les Hauts-de-France, le Grand Est et Auvergne- Rhône-Alpes tirent leur épingle du jeu, captant à elles trois 45 % des décisions d'investissements.
L'Allemagne est pénalisée quant à elle par le… plein-emploi qui conduit à une pénurie de main-d'œuvre et à une augmentation des salaires. Ces bonnes nouvelles ne doivent pas faire oublier les faiblesses de l'industrie française […]. La France comptait 3,9 millions d'entreprises en 2018 quand l'Allemagne en affichait 300 000 de moins, avec un PIB pourtant plus de 40 % supérieur au PIB français. Les entreprises françaises sont plus petites : 95 % des entreprises françaises comptent entre 0 et 9 salariés, contre 81 % des entreprises allemandes. »
R. Subtil, « La France reste attractive pour les investisseurs étrangers », La Croix, 13 janvier 2020.

Une attractivité parfois fragile
«La France est le 4ème pays d’accueil des étudiants internationaux au monde, après les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, et le 1er pays d’accueil non anglophone. Malgré ses nombreux atouts (établissements prestigieux, qualité de la formation, excellence scientifique, rayonnement culturel, histoire prestigieuse, qualité de vie…),le nombre d’étudiants en mobilité y progresse beaucoup moins vite que dans certains pays qui développent des stratégies d’attractivité offensives pour attirer davantage d’étudiants (Allemagne, Russie, Chine, Canada…).La France accuse notamment un retard dans les politiques d’accueil, les procédures administratives sont complexes, notamment la politique de visas, et les étudiants rencontrent des difficultés à formuler leurs demandes d’aides sociales auprès des CROUS(1) et de la CAF (2). Par ailleurs, l’absence d’un véritable programme d’accueil uniformisé, sur le modèle de ce qui est pratiqué dans des pays voisins comme le Royaume-Uni ou les pays du Nord de l’Europe, contribue à renforcer ce sentiment d’isolement des étudiants en mobilité internationale et particulièrement des étudiants non francophones. »
Site du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, avril 2019. © enseignementsup-recherche.gouv.fr – MESR.
(1). Centre régional des œuvres universitaires et scolaires : service public qui gère différents aspects de la vie étudiante (logement, bourses, restauration, sport…).
(2). Caisse d’allocations familiales : service public responsable des aides sociales aux familles (logement, insertion professionnelle…).