1643 : Début des négociations de paix à Hambourg
Mai 1644 : Poursuite des négociations en Westphalie, à Münster pour les catholiques et à Osnabrück pour les protestants. Venise et la papauté servent de médiateurs.
16 décembre 1645 : Victoire de la Suède sur le Saint Empire à Jankau
30 janvier 1648 : Signature de la paix de Münster reconnaissant l’indépendance des Provinces-Unies par l’Espagne
20 août 1648 Victoire française à Lens sur les Espagnols
24 octobre 1648 : Paix de Westphalie avec la signature de deux traités à Münster et OsnabrückRéunir le plus grand nombre pour imposer la paix
L'un des négociateurs français à Münster, Abel Servien, voit le congrès comme une « espèce de concile politique ou presque toutes les nations de l'Europe auront des députés », ce qui montre que la notion même de « congrès » se cherche encore et que la référence spontanée reste le concile universel sous l'égide de l'Eglise. Après les conciles qui ont marqué la chrétienté jusqu'au XVIème siècle, l'Europe entrerait dans le temps des congrès, destinés à rétablir la paix après un long conflit. Et une telle réunion marque d'avoir les esprits, parce que presque tous les États européens, même les plus modestes, y participent : seul le roi d'Angleterre, le tsar de Moscovie et le Grand Seigneur ottoman n'ont pas envoyé de représentants.
Les malheurs de cette guerre de Trente ans ont fait naître le désir de limiter les conflits par un « droit des gens », un droit international qui s'imposerait à tous les belligérants. Un idéal de paix s’ébauche. Parce que le chevalier héroïque a laissé la place au mercenaire pillard, l'image de l'homme de guerre est ternie par les cruautés de ces affrontements et tout l'ordre social en ressort comme ébranlé.
L. Bély, « Le paradigme westphalien au miroir de l'Histoire », Annuaire français des relations internationales, 2009